Gilets jaunes: "Je n’accepterai jamais la violence", assure Macron

Emmanuel Macron a déclaré qu’il n’accepterait "jamais la violence", qui a explosé ce samedi à Paris autour d’un rassemblement du mouvement des gilets jaunes.

"Aucune cause ne justifie que les forces de l’ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés, que des passants ou des journalistes soient menacés, que l’Arc de Triomphe soit souillé", a ajouté le président français, s’exprimant à Buenos Aires, à la fin du sommet du G20.

"Les coupables de ces violences ne veulent pas de changement, ne veulent aucune amélioration, ils veulent le chaos : ils trahissent les causes qu’ils prétendent servir et qu’ils manipulent. Ils seront identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice", a poursuivi Emmanuel Macron.

Il a annoncé avoir "convoqué une réunion interministérielle avec les services compétents" pour lundi matin à son retour à Paris. "Je respecterai toujours la contestation, j’écouterai toujours les oppositions mais je n’accepterai jamais la violence", a dit le président.

"Une stratégie des professionnels du désordre"

De son côté, le ministre de l'Intérieur a également réagi peu après sur le plateau du 20H de TF1. "Ceux qui sont là ne sont pas des gilets jaunes, ils sont venus pour piller, casser, blesser. Les casseurs se sont camouflés en gilet jaune" parmi les autres manifestants.

"66 000 des forces de l'ordre mobilisés en France, c'est la quasi totalité et 4 500 personnes pour la protection des Champs-Elysées."  

Castaner a dénoncé "une stratégie des professionnels du désordre : ils se sont dispersés, les forces de l'ordre ont dû les suivre."

Il a également annoncé que les violences ont fait plus d'une centaine de blessés, dont une victime en urgence absolue. "Ce manifestant est actuellement dans le coma. Il a été touché par une grille du jardin des Tuileries descellée par des inidividus."

Interrogé sur l'action du gouvernement, il a indiqué : "Le gouvernement vous tend la main. (...) il faut faire chemin commun. Mais surtout je leur dit : ne vous laissez plus avoir, ne participez plus à ces attaques de factieux."

Commentaires (0)

Pas d\'identifiant