Yves Veyrier prend la tête de Force ouvrière

Yves Veyrier a été élu secrétaire général Force ouvrière ce jeudi, annonce la direction du syndicat.

Cet ingénieur de formation et plus ancien membre du bureau confédéral (direction), où il siège depuis 2004, a remporté 2 720 voix, soit 45,75% des votes exprimés.

Christian Grolier, patron de FO fonction publique, 52 ans, a eu 2 577 voix, soit 43,35%, quand Patrice Clos, numéro un de la fédération des transports, 53 ans, a obtenu 10,9%.

Yves Veyrier aura pour lourde mission de remobiliser les troupes, bousculées par la révélation début octobre de l’existence d’un fichier où certains cadres étaient affublés de qualificatifs comme "niais" ou "complètement dingue". L’exhumation de ce document a entraîné la démission de Pascal Pavageau à peine six mois après son élection.

Signe des crispations internes: la présence de trois candidats était une première pour FO, dont les statuts ne prévoient pas de second tour. Le bureau a donc décidé une élection à un tour, ce qui risque de compliquer la tâche de M. Veyrier, qui n’a pas obtenu la majorité absolue.

Un "réformiste militant" proche de Mailly

Yves Veyrier, 60 ans, se qualifie de "réformiste militant", comme Jean-Claude Mailly qui a fait en fin de mandat de la concertation un outil de négociation, quitte à irriter une large partie des militants.

Cet ingénieur des travaux de la météorologie, plus ancien membre du bureau confédéral (depuis 2004), est qualifié par ses détracteurs de "clone" de Jean-Claude Mailly, quand d’autres louent sa bonne connaissance du syndicat.

Son programme? Rétablir «tout de suite» l’autorité et la parole de FO, bousculée par la révélation début octobre de l’existence d’un fichier où certains cadres étaient affublés de qualificatifs comme «niais» ou «complètement dingue». L’exhumation de ce document a entraîné la démission de Pascal Pavageau à peine six mois après son élection. Et «il va falloir apaiser les blessures» liées au fichier.

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