Rémi Oudin, le buteur AOC Champagne de Reims

Arrivé au Stade de Reims en 2011 après trois années au FC Metz, Rémi Oudin et son coach David Guion ont l’habitude de gagner ensemble. En 2016, ils remportent le championnat de CFA2 (5e division), et le jeune homme était déjà «un vrai buteur», se souvient le coach.

Passé pro dans la foulée, Oudin réalise un premier exercice honorable sous les ordres de Michel Der Zakarian en Ligue 2 (4 buts) mais il s’impose vraiment l’année suivante... quand Guion reprend les rênes de l’équipe (7 buts, 7 passes décisives).

«Il me connaît, il sait de quoi je suis capable et je sais ce qu’il attend de moi. Quand on se parle, on sait tous les deux où on va», estime le Châlonnais de naissance de 22 ans, sacré champion de France de L2 en 2018. Dans la continuité de ce succès, les Rouge et Blanc démarrent la saison suivante, en L1 du bon pied, avec Oudin comme titulaire sur le flanc droit de l’attaque.

David Guion : "Il a une maturité psychologique un peu plus lente que les autre"

Le jeune Marnais savoure: «Au début, ça m’a fait tout bizarre de découvrir la L1 avec le Stade de Reims car mon grand frère et plusieurs de mes cousins y ont joué étant jeunes. Mais c’était surtout une grande fierté pour ma famille et moi d’être passé pro avec mon club formateur. À chaque match à domicile, mes proches sont en tribunes pour m’encourager».

Malgré le bon début de saison de son équipe, Oudin met du temps à marquer son premier but en L1. Il débloque finalement son compteur avec un doublé, le 28 octobre à Rennes (0-2). L’attaquant ajoutera une réalisation de plus à Lille, le 9 décembre.

Son entraîneur lui a d'ailleurs tiré les oreilles : «Il a une maturité psychologique un peu plus lente que les autres. En début de saison, je n’étais pas très content de son efficacité et je lui ai dit qu’il aurait dû marquer 3 ou 4 buts de plus». Le buteur rémois abonde: «Je me pressais et je n’avais pas le sang-froid et le calme que j’ai aujourd’hui devant le but.»

Il a bien travaillé depuis, en témoignent ses 8 buts inscrits en 25 rencontres de L1, dont un doublé la semaine dernière à Montpellier, et sa grande forme actuelle, mais son entraîneur en attend encore plus.

Un bon de sortie en cas de belle offre

«Il doit travailler son agressivité et son engagement. Il manque encore de volume de jeu et de maturité pour jouer dans l’axe mais ça viendra. Il n’a que six mois de L1», assure Guion, qui espère conserver son attaquant malgré les futures sollicitations.

En interne, le Stade de Reims explique que le joueur, sous contrat jusqu’en 2021, dispose d’un bon de sortie en cas d’offre intéressante. Le principal intéressé n’y pense pas encore mais ne s’interdit pas de rêver. «Je suis très bien à Reims, je progresse. Après, il faudra réfléchir au bon moment pour partir afin d’évoluer».

Mais même en cas de départ, le Stade de Reims a suffisamment bien travaillé en matière de recrutement ces dernières saisons pour ne pas se retrouver dégarni offensivement.

Les réussites actuelles de Mathieu Cafaro, lâché comme un pestiféré par Toulouse, de Pablo Chavarrio et du dernier venu, le Kosovar Arber Zeneli, très remuant et juste en pointe, disent combien le club champenoise a bien travaillé par rapport à d'autres clubs, dont les mercatos ont souvent l'odeur de flop.

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